60% des PME victimes d’une cyberattaque déposent le bilan dans les 18 mois. Ce chiffre, issu du rapport 2025 de l’ANSSI, devrait faire réfléchir tout dirigeant d’entreprise dans le Var. Pourtant, la plupart des attaques exploitent des failles élémentaires — des erreurs que l’on retrouve dans presque toutes les PME que nous auditons à Toulon, Hyères ou Carqueiranne.
Voici les 7 erreurs les plus courantes, et surtout comment les corriger avant qu’il ne soit trop tard.
Erreur n°1 : Penser que « ça n’arrive qu’aux grands groupes »
C’est le piège classique. « Nous sommes trop petits pour intéresser les hackers. »
La réalité est exactement inverse : les PME sont les cibles privilégiées des cybercriminels, précisément parce qu’elles sont moins protégées. Les attaques sont automatisées — les pirates ne choisissent pas leurs victimes, leurs robots scannent tout Internet à la recherche de failles. Votre taille ne vous protège pas, elle vous expose.
Dans le Var, nous constatons une augmentation significative des ransomwares ciblant les cabinets médicaux, les restaurants, les commerces et les artisans. Personne n’est à l’abri.
✅ La solution : Adoptez une posture de sécurité proportionnée mais réelle. Un audit initial permet d’identifier vos vulnérabilités en quelques heures.
Erreur n°2 : Des mots de passe dignes de 2010
« admin123 », « Entreprise2025! », le prénom du patron suivi de sa date de naissance… Nous les voyons tous les jours.
Les mots de passe faibles ou réutilisés sont la première porte d’entrée des attaquants. Avec les fuites de données massives (plus de 16 milliards de mots de passe circulent sur le dark web), un mot de passe réutilisé est un mot de passe compromis.
✅ La solution :
- Déployez un gestionnaire de mots de passe en entreprise (Bitwarden, KeePass)
- Imposez des mots de passe de 14 caractères minimum
- Activez l’authentification à deux facteurs (2FA) sur tous les services critiques
- Ne réutilisez jamais un mot de passe entre deux services
Erreur n°3 : Pas de sauvegardes (ou des sauvegardes inutiles)
Avoir une sauvegarde, c’est bien. Avoir une sauvegarde qui fonctionne, testée et hors ligne, c’est autre chose.
Nous rencontrons régulièrement des entreprises du Var dont la « sauvegarde » est :
- Un disque dur USB branché en permanence sur le serveur (chiffré lui aussi en cas de ransomware)
- Un dossier Google Drive jamais vérifié
- Une sauvegarde qui tourne… mais qui échoue silencieusement depuis 6 mois
✅ La solution : Appliquez la règle 3-2-1 :
- 3 copies de vos données
- Sur 2 supports différents
- Dont 1 hors site (cloud sécurisé ou site distant)
Et surtout : testez la restauration au moins une fois par trimestre.
Erreur n°4 : Ignorer les mises à jour
« On fera la mise à jour plus tard, là on n’a pas le temps. »
Chaque mise à jour repoussée est une faille connue laissée ouverte. Les attaquants exploitent les vulnérabilités publiées dans les heures qui suivent leur divulgation. Si votre serveur Windows n’est pas à jour, si votre NAS tourne sur un firmware de 2023, vous êtes une cible facile.
✅ La solution :
- Activez les mises à jour automatiques partout où c’est possible
- Planifiez un créneau mensuel pour les mises à jour manuelles (serveurs, NAS, routeurs)
- Confiez la gestion à un prestataire qui monitore votre parc 24/7
Erreur n°5 : Un réseau Wi-Fi grand ouvert
Le Wi-Fi de votre entreprise, c’est comme la porte d’entrée de vos locaux. Le laisseriez-vous sans serrure ?
Erreurs fréquentes que nous constatons dans le Var :
- Même réseau pour les employés, les clients et les caméras de surveillance
- Mot de passe Wi-Fi affiché au comptoir (et jamais changé)
- Routeur avec les identifiants par défaut (admin/admin)
- Aucun pare-feu entre le réseau interne et Internet
✅ La solution :
- Créez des réseaux séparés (VLAN) : un pour le travail, un pour les invités, un pour la vidéosurveillance
- Utilisez le chiffrement WPA3
- Changez les mots de passe réseau tous les 3 mois
- Déployez un pare-feu professionnel
Erreur n°6 : Aucune sensibilisation des équipes
90% des cyberattaques commencent par un email. Un clic sur une pièce jointe piégée, un lien de phishing qui imite votre banque, une fausse facture fournisseur… Vos collaborateurs sont votre premier rempart, ou votre maillon faible.
Avec l’arrivée de l’IA générative, les emails de phishing sont devenus quasi indétectables : fini les fautes d’orthographe grossières, place à des messages parfaitement rédigés et personnalisés.
✅ La solution :
- Organisez des sessions de sensibilisation régulières (au moins 2 fois par an)
- Lancez des campagnes de phishing simulé pour tester les réflexes
- Mettez en place une procédure claire : à qui signaler un email suspect ?
- Formez spécifiquement les personnes à risque : comptabilité, direction, RH
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Erreur n°7 : Pas de plan de réponse aux incidents
Quand l’attaque arrive — et elle arrivera — la question n’est pas si mais quand. Sans plan, c’est la panique : qui appeler ? Faut-il éteindre les serveurs ? Peut-on payer la rançon ? Qui prévient les clients ?
✅ La solution : Préparez un plan de réponse aux incidents (PRI) qui couvre :
- Détection : comment identifier qu’une attaque est en cours
- Containment : isoler les machines affectées pour limiter la propagation
- Communication : qui prévenir (prestataire IT, direction, CNIL si données personnelles, dépôt de plainte)
- Restauration : remettre en service à partir des sauvegardes
- Retour d’expérience : comprendre ce qui s’est passé et renforcer les défenses
Imprimez ce plan. Affichez-le. Le jour J, vos serveurs seront peut-être inaccessibles — un PDF sur le bureau ne servira à rien.
Le coût de l’inaction vs. le coût de la protection
Mettons les chiffres en perspective :
- Coût moyen d’une cyberattaque pour une PME : 25 000 à 50 000 € (sans compter la perte de réputation)
- Rançon moyenne demandée : 15 000 € (et payer ne garantit rien)
- Coût d’un audit + mise en conformité + maintenance annuelle : 2 000 à 5 000 €
Le calcul est vite fait.
Passez à l’action
Si vous vous êtes reconnu dans une ou plusieurs de ces erreurs, c’est normal — vous n’êtes pas seul. L’important, c’est d’agir maintenant.
Chez HiTek Services, nous accompagnons les PME du Var dans leur mise en sécurité informatique depuis plus de 10 ans. Notre approche est pragmatique : on commence par les quick wins, on priorise selon les risques, et on avance à votre rythme.
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