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Ransomware PME : sauvegarder avant qu’il soit trop tard

Publié le 20 mars 2026 par Franck

Ransomware PME : sauvegarder avant qu’il soit trop tard

Ransomware : la menace n°1 des PME

En 2024, 43 % des cyberattaques en France ont visé des TPE et PME (source : ANSSI, panorama de la cybermenace). Le ransomware — un logiciel qui chiffre vos fichiers et exige une rançon — est l’arme préférée des cybercriminels.

Le coût moyen d’une attaque pour une PME : entre 50 000 € et 200 000 € (perte de données, arrêt d’activité, restauration, atteinte à la réputation). Certaines ne s’en relèvent jamais : 60 % des PME victimes d’un ransomware déposent le bilan dans les 18 mois (source : étude Hiscox 2024).

Dans le Var, les cabinets comptables, les commerces, les artisans — personne n’est trop petit pour être ciblé.

Pourquoi vos sauvegardes classiques ne suffisent pas

« J’ai une sauvegarde sur un disque dur externe. » C’est mieux que rien, mais face à un ransomware moderne, c’est insuffisant. Voici pourquoi :

Le ransomware chiffre aussi vos sauvegardes

Les ransomwares récents sont conçus pour chercher et chiffrer les sauvegardes connectées. Disque dur branché en USB, NAS accessible sur le réseau, partage réseau Windows — tout y passe. Si votre sauvegarde est accessible depuis le poste infecté, elle sera chiffrée aussi.

La sauvegarde cloud n’est pas un bouclier absolu

Les solutions de synchronisation cloud (OneDrive, Google Drive, Dropbox) synchronisent les fichiers chiffrés. Vous vous retrouvez avec une copie cloud… de vos fichiers verrouillés. Seules les solutions avec versioning (conservation des versions précédentes) permettent de revenir en arrière.

Les 3 erreurs fatales

  • Sauvegarde unique : un seul disque, un seul emplacement. Si le ransomware le touche, tout est perdu.
  • Sauvegarde jamais testée : 40 % des entreprises n’ont jamais testé une restauration complète (source : Veeam Data Protection Trends 2024). Le jour J, elles découvrent que la sauvegarde est corrompue ou incomplète.
  • Sauvegarde toujours connectée : un disque branché en permanence ou un NAS toujours accessible = une cible de plus pour le ransomware.

Comment se protéger efficacement

La sauvegarde hors-ligne (air-gap)

Le principe est simple : une copie de vos données doit être physiquement déconnectée du réseau. Un disque dur que vous branchez uniquement pour la sauvegarde, puis que vous débranchez et rangez. Le ransomware ne peut pas chiffrer ce qu’il ne peut pas atteindre.

Méthode concrète :

  • Deux disques externes en rotation (A et B)
  • Sauvegarde sur le disque A le lundi, déconnexion, rangement
  • Sauvegarde sur le disque B le jeudi, déconnexion, rangement
  • En cas d’attaque, vous avez toujours un disque propre de moins de 4 jours

La sauvegarde immuable

Les NAS professionnels (Synology, QNAP) et certaines solutions cloud proposent des snapshots immuables. Une fois créée, la sauvegarde ne peut être ni modifiée, ni supprimée, ni chiffrée — même par un administrateur compromis.

C’est la protection la plus solide contre les ransomwares. Budget : à partir de 500 € pour un NAS 2 baies + disques.

Tester la restauration

Une sauvegarde qui n’a jamais été testée n’est pas une sauvegarde. C’est un espoir.

Planifiez un test de restauration complet tous les trimestres :

  • Restaurez vos fichiers sur un poste de test
  • Vérifiez que les fichiers s’ouvrent et sont intacts
  • Mesurez le temps de restauration (RTO)
  • Documentez la procédure pour que n’importe qui puisse la suivre

Cas concret : un cabinet comptable du Var

Scénario réel (anonymisé) : un cabinet comptable de 8 personnes à Toulon. Un employé ouvre une pièce jointe piégée. En 20 minutes, le ransomware chiffre :

  • Le poste de travail
  • Le serveur de fichiers partagé
  • Le disque de sauvegarde USB branché sur le serveur
  • Le NAS (accessible sans mot de passe sur le réseau)

Résultat : 5 ans de comptabilité client inaccessibles. Rançon demandée : 15 000 €. Coût réel (arrêt d’activité + reconstruction) : plus de 40 000 €.

Avec une sauvegarde hors-ligne ou immuable, la restauration aurait pris quelques heures au lieu de plusieurs semaines.

Combien ça coûte de bien se protéger ?

  • 2 disques externes en rotation : 150 à 300 € (solution minimale)
  • NAS Synology 2 baies + disques : 500 à 800 € (snapshots immuables, accès distant sécurisé)
  • Solution cloud avec versioning (Acronis, Veeam) : 10 à 30 €/mois par poste
  • Mise en place + configuration par un pro : 200 à 500 €

Comparez avec le coût moyen d’un ransomware (50 000 €+). L’investissement est dérisoire.

Checklist anti-ransomware

  • ☐ Au moins une sauvegarde hors-ligne (déconnectée du réseau)
  • ☐ Snapshots immuables activés sur le NAS
  • ☐ Test de restauration effectué ce trimestre
  • ☐ Sauvegardes sur au moins 2 supports différents
  • ☐ Une copie géographiquement séparée (cloud ou site distant)
  • ☐ Mots de passe spécifiques pour l’accès aux sauvegardes
  • ☐ Procédure de restauration documentée et accessible
  • ☐ Antivirus à jour sur tous les postes (solutions ESET recommandées)

Protégez votre entreprise dans le Var

HiTek Services met en place des solutions de sauvegarde adaptées aux PME à Toulon, Hyères, La Garde, La Seyne-sur-Mer et dans tout le Var (83). NAS, cloud, sauvegardes hors-ligne — on adapte la solution à votre budget et à vos risques.

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